Les conditions de la question : qu’est-ce que l’art numérique ? (part3)

Les conditions de la question : qu’est-ce que l’art numérique ? (part3)

Les conditions de la question : qu’est-ce que l’art numérique ? (part3)


Le blog se met en mode stand by jusqu’au 24 août inclus. Trop de travail pour pouvoir écrire des articles fouillés.
J’en profiterai donc pour rapidement vous faire visiter quelques petits projets plus ou moins exotiques.

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tag arts numériques - 16 août 2010

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Cet article fait partie d’une suite d’articles du même nom.
Pour retrouver l’ensemble des descriptions,
voir la page : « … qu’est-ce que l’art numérique ? »

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Commençons d’abord par le rituel « Wikipédia », en remontant le temps des versions majeures de son article sur la question.

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« Art numérique » – Wikipédia
encyclopédie collaborative en ligne
4 février 2005– historique de la page « Art numérique »
fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Art_num%C3%A9rique&oldid=1421896

« De par l’utilisation de technique particulière comme instrument de création artistique, la technologie est toujours apparue comme une médiation utile à l’artiste. L’art numérique est donc un art apparu avec les développements de l’ordinateur, et notamment sa puissance de calcul et son interactivité. De façon générale, il faut souligner, comme le fait Louise Poissant, l’importance de nouvelles interfaces homme-machine, permettant des interactions plus naturelles

Dans les faits, ce type d’art n’existe pas en lui-même, mais est souvent la transposition d’une forme d’art existante à une nouvelle forme d’art technologique basée sur les moyens colossaux offerts par le numérique. L’art numérique ne se réfère donc a priori qu’à un traitement artistique de données numérisées. Pourtant, les pratiques artistiques ou créatives associées au numérique diffèrent par rapport aux formes antérieurs d’immixion des technologies dans l’art, et, suivant leurs outils de médiation (écran, haut-parleur, mondes virtuels, …) regroupent des formes très différentes les unes des autres.

L’art numérique correspond donc, dans sa formulation actuelle, à l’omniprésence du numérique dans la vie quotidienne, et a créé un art spécifique où nul autre forme d’art n’a pu parvenir auparavant. L’art numérique est parfois archée, cybermensuel|conçu comme un simple phénomène de mode, attaché à une période précise du développement des technologies numériques. Il semble pourtant avoir de nombreux adeptes et fait marquant, a intéressé de nombreux artistes qui se sont attaché à en faire un art à part. »

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« Tentative de définition de l’art numérique »Patrick Tréguer
sept. 2007 – article, LieuMultiple
lieumultiple.org/163/tentative-de-definition-de-l%E2%80%99art-numerique

Après une citation extraite de l’article « Tentative de définition de l’art numérique » de Maurice Benayoun (voir mon article du 13 août 2010), Patrick Tréguer poursuit sa réflexion :

« Cette tentative de définition de Maurice Benayoun  donne à elle seule la difficulté de tenter de « positionner » l’art et la création numérique dans une société où de plus en plus de choses deviennent, elles-mêmes numériques et génèrent des comportements, des usages liés à son omniprésence.
D’ailleurs, cette seule appellation permet de circonscrire le territoire d’action qui inclue tout autant, vidéo-art, art sur ordinateur, art nouvelles technologies, art médiatique, net art, bio-art. Etre un peu partout deviendrait-il alors synonyme d’être nulle part ?

Cette tentative doit alors s’accompagner d’une nécessaire prise en compte d’une inscription historique, avec les initiateurs « sans le courant », comme Marcel Duchamps ou l’ensemble du mouvement DADA, suivi du courant Bauhaus et les indispensables adeptes du mouvement Fluxus sans omettre Messieurs John Cage et Joseph Beys. Mais cela impose d’inscrire les incontournables visionnaires comme Nicolas Schöffer, Bill Viola, Nam June Paik suivis par les premiers artistes programmeurs comme John Maeda, David Rockeby.

Que dire aujourd’hui de la nébuleuse en perpétuelle extension ,des artistes réels ou auto proclamés, qui utilisent ces outils en constante mutation ? Où se situe le sens et comment le retrouver lorsqu’on est spectateur ou spect’acteur dont la présence est souvent sollicitée, au détriment parfois de l’exercice l’esprit ? Le phénomène gagne du terrain, mais son ubiquité (merci Monsieur K.DICK), ne fait pas sa force. Il se forge à coup de ruptures, mais aussi de continuités dans un flux perpétuel et désormais permanent d’informations structurées/déstructurées.

[...]

Créer impose de considérer ces choses encore inertes, que sont les ordinateurs, comme un outil, au même titre que le marteau, la machine à laver qui doit son autorisation de fonctionner grâce au doigt, à la main , à l’influx nerveux, aux cerveaux, à l’esprit et la culture de la personne qui décide de l’utiliser. Et à condition aussi d’avoir payé la facture d’électricité.

La création numérique est un art d’hybridation qui semble positionner le corps au centre de son questionnement. Il s’inscrit dans des bouleversements en terme de production, de représentation et de vision du monde. Il tente d’instaurer de nouveaux rapports entre l’art, la culture et la technologie à l’âge des industries numériques mondialisées. Les artistes dans un jeu de détournements ludiques, nous permettent de réfléchir , de réagir, en proposant des alternatives vitales à des pensées de plus en plus uniques. L’artiste propose des enjeux (en-jeux) de pensée, au même titre que le philosophe. Ces instants de mise en distance deviennent indispensables pour ne pas se noyer dans l’instantanéité, piège d’un présent sans passé, ni futur.

Il convient donc ,et de façon urgente, de convoquer et de provoquer les rencontres entre les créateurs (artistes et scientifiques) et les publics. Une œuvre, sans en dévoiler l’intimité, est un outil de pédagogie, de médiation pour qui fait l’effort de la regarder. Le parcours d’un artiste est toujours riche d’enseignement.
Des lieux comme les Espaces Culture Multimédia offrent cette possibilité de contact et de rapprochement. Il suffit, maintenant de faire passer le courant…
 »

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« Les arts numériques, des enjeux artistiques et sociétaux »Jocelyne Quélo
juin 2008 – article, Cémutan (voir mon article du 05 août 2010)
http://www.cemutan.org/spip.php?article4

A noter que cet article est présenté par Jocelyne Quélo comme étant un work in progress et qu’il pourra donc être sujet à modifications ultérieures.

« Il nous apparait essentiel de définir les arts numériques d’un point de vue pluridisciplinaire et ouvert. Nous entendons par arts numériques un questionnement des technologies d’information et de communication et de leurs usages qui génère toute une palette de réponses se situant à la croisée des chemins de l’art, de la recherche et du design.

Pouvant autant emprunter à la sociologie, aux sciences appliquées, à l’histoire, aux arts plastiques…, les arts numériques proposent un dialogue entre l’imaginaire humain et le sens de nos réalités.

[...]

Les actions de médiation peuvent se regrouper sous cinq types : médiation avec les artistes, avec les chercheurs, avec le grand public, avec le réseau de partenariats, avec l’industrie.

[...]

La production des oeuvres s’appuie sur un réseau de collaborations. C’est pourquoi de nombreux partenariats, français et internationaux, se développent avec le monde de l’éducation et de la recherche et le monde de l’industrie.

[...]

Les expressions liées aux arts numériques sont multiples. De façon générale, la diffusion prend aujourd’hui les formes qui suivent.
- Événement annuel d’envergure européenne, type festival
- Expositions temporaires ou permanentes
- Œuvres sur le réseau
- Conférences
- Journées portes ouvertes
- Accueil d’événements ponctuels, types workshops, performances, concert…
- Circuit européen de diffusion des oeuvres

[...]

La production d’oeuvres numériques est somme toute assez récente – on peut situer les premières oeuvres au début des années 90 (ou remonter pour les plus anciennes aux années 70). Très vite, avec l’évolution rapide et importante des technologies, s’est posée la question de la préservation et de l’archivage des oeuvres. Comment voir aujourd’hui un site de net-art crée en 1998 sous Windows 98 et pour Internet Explorer 4.0 quand les outils sont dépassés depuis longtemps ?

Au-delà de la préservation, nous pouvons également parler de restauration des oeuvres.

[...]

Enfin, il nous apparait essentiel que ces questions se posent également dans une contextualisation de l’art numérique par rapport à une histoire des techniques, une histoire de l’art et une histoire des idées. »

(à suivre)

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Focus de la veille « arts numériques et multimédias » http://www.arts-numeriques.info

Hurry up : FLACC – Résidence Belgique – durée : 3 mois – deadline : 01 septembre 2010

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