compArt daDA: « the database Digital Art » – Web – Bremen
site web : dada.compart-bremen.de
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A part le « DAM » (Digital Art Museum – article 19 juillet 2010), un autre projet allemand en ligne s’attaque lui aussi à l’Art dit « numérique », en essayant de lui construire une histoire. Il est développé au sein de l’Université de Brême et « est actuellement financé par Rudolf Augstein Stiftung« . La où les prétentions du DAM se heurtent à une pauvreté de contenu offert à l’internaute (dont on finit par se demander si c’est un véritable choix, où tout simplement un manque de recherches sur le sujet), le projet « CompArt » reste « humble » dans une description simple de type « universitaire » : on a donc moins d’attentes et c’est finalement pas plus mal. Un groupe de chercheurs tient ici le rôle du fameux « comité de sélection » (advisory panel) du DAM, et il est moins question ici d’Histoire avec un grand H que d’une « institution oeuvrant pour la promotion de l’art numérique » via la recherche, mais aussi « l’édition, l’enseignement, la production d’œuvres, de commissariat d’expositions… »
« compArt » s’attache, pour l’instant, à explorer les arts numériques entre 1950 et 1979, date du premier festival Ars Electronica. Un trentaine d’années donc et plus de 1500 entrées classées par personnes, travaux, événements, publications et institutions. Les outils de recherche sont rudimentaires, mais assez complets, très bien présentés, clairs et efficaces. Le système de tags n’en est qu’à ses débuts, mais une petite ligne du temps paramétrable (section events) laisse à penser que la team est attentive à la question. De plus, vous pouvez ouvrir un compte pour tagguer et bookmarker (pour vous, mais aussi pour la communauté). A l’heure des sites de bookmarks online, l’outil peut sembler désuet, les possibilités restreintes et contraignantes, mais l’idée est là : on ne vous donne pas simplement des données, on veut vous faciliter la recherche parmi ces dernières.
Les entrées elles-mêmes sont présentées sous forme de simples fiches à signets. Encore une fois, c’est un peu pauvre en matière première et une simple recherche google vous en apprendra d’avantage rien que dans les 5 premiers résultats (où « compArt » n’est d’ailleurs (quasi) jamais repris, à l’inverse du DAM qui apparaît de temps à autre).
Si l’idée est séduisante et le projet utile à l’occasion, il fini très vite par devenir, malheureusement, un simple annuaire où vous copiez-collez le nom de l’entrée, pour faire vous-même une vraie recherche. C’est déjà pas si mal évidemment, surtout que le projet est ouvert et même en demande de collaborations (avis aux étudiants en Histoire de l’Art et autres qui sont en quête d’un beau travail de recherche).
* digressions
La plupart des plateformes online sont aujourd’hui réalisés avec (plus ou moins) les mêmes outils de type « CMS ». Alors qu’on pouvait s’attendre à une plus grande diversité avec un « Web 2.0 bien installé », j’ai l’impression que nous sommes actuellement dans une période de transition où tout commence (de nouveau) à se ressembler. Pour des raisons de facilité de mise en place et d’utilisation (mais surtout de moyens), que ça soit une plateforme comme facebook, un blog quelconque, un site personnel ou un Musée de l’Art Numérique… une tendance au formatage « powered by… » s’est profondément installée ces dernières années. Or, ces outils et leurs schémas de fonctionnement, leurs interfaces, leurs moyens de faciliter la tâche… induisent non seulement une présentation de contenu, mais influencent aussi (et réduisent) les « possibilités » de contenus et finalement les contenus eux-même. Les CMS sont créés pour répondre aux besoins du plus grand nombre. Même s’ils deviennent de plus en plus « paramétrables », il n’empêche que le contenu fini le plus souvent par s’adapter fortement au contenant plutôt que l’inverse.
Je creuserai ce sujet lors d’un prochain article sur les CMS (dans la catégorie « Soft/Hardware« ).
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