RAN/DAN : Réseau Arts Numériques (part 1) – Introduction
site web : http://www.ran-dan.net
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Introduction
La première fois que j’ai entendu parler du RAN, c’était en 2009 au « festival des Bains Numériques d’Enghien-les-Bains« . Je faisais une interview de Philippe Baudelot et nous avons digresser. Le souvenir est assez vague, mais je me souviens qu’il m’ait dit que c’était passionnant et complexe… Cela fait plus de 2 mois maintenant que j’ai ouvert ce blog et j’ai essayé tant bien que mal de ne pas m’attaquer de front à ce complexe-là, mais il m’aurait été difficile d’attendre encore avant de présenter le « Réseau Arts Numériques« .
Pour clarifier les choses, le « Réseau Arts Numériques » (RAN) ne représente pas du tout un certain « réseau de facto » des arts dits numériques. Ca n’est qu’un réseau, parmi d’autres réseaux et bien que conséquent, vous n’y retrouverez pas, par exemple, « Ars Electronica« , « Le Cube« , « OneDotZero« , le « Japan Media Arts Festival« , « iMAL« , l’ »UPGRADE » … en tous cas, pas aujourd’hui et pas directement (j’y reviendrai).
Le nom choisi m’a d’abord semblé un choix étrange, assez maladroit, très prétentieux, comportant un certain manque de respect vis à vis des autres réseaux ou structures poursuivant des buts communs et surtout, osé face à la « revendication » de l’expression « arts numériques », qui était plus que jamais remise en cause (voir « qu’est-ce que l’art numérique » et l’article du 4 sept. 2010). Après tout, si personne n’avait choisi « Réseau Arts Numériques » avant cela, ça n’était pas pour rien et surtout pas faute d’y avoir pensé. Mais il me semble aujourd’hui que, bien qu’on utilise presque toujours l’acronyme « RAN » dans les conversations courantes, l’intitulé « Réseau Arts Numériques » était, non seulement un choix judicieux, mais important, nécessaire et intrinsèque au projet :
- « arts numériques » (le pluriel est important me semble-t-il) : l’expression est arrivé aujourd’hui à un niveau de maturité suffisant. Si on regarde quelques années en arrière, ça n’était pas le cas. Le fait même de la remettre en cause lui a donné une réflexion théorique conséquente, une consistance, un champ, un terrain d’accords possibles, ne serait-ce que sur les désaccords éventuels. Qui plus est, et je l’écris du bout des doigts : que ce soit du côté des autorités subsidiantes ou du public, elle commence doucement à faire signe. Quoi qu’il en soit, son affirmation, qui peut sembler tellement évidente aujourd’hui (surtout après la création du RAN), ne l’était donc pas forcément hier.
- « réseau arts numériques » : pour dépasser les débats sur l’expression « arts numériques » (tout en permettant de mieux y revenir), il fallait absolument que ce « RAN » soit le reflet d’un « certain réseau des arts dits numériques de facto », avec toute sa complexité (générée justement par les différences qui existent en son sein). Le nombre de structures était un point non négligeable, ainsi que leurs diversités/spécificités (cultures, géolocalisations, moyens financiers…). S’il a fallu moins de 2 ans et demi pour mettre le réseau en place, beaucoup plus de temps à été nécessaire pour que l’idée de ce réseau soit assez réaliste, pour devenir plus qu’une idée. Tout cela ne pouvait découler que d’un long travail préalable, de réseaux préexistants (conventionnés ou non), de collaborations concrètes… qui ont généré de nouveaux besoins et certainement quelques « problèmes » à résoudre. Faciliter et pérenniser les échanges, mutualiser les recherches, trouver des moyens financiers pour de nouveaux projets, pour la recherche, avoir accès à des lieux, du matériel, des compétences et des conditions « exceptionnels »… Pour reprendre un concept que j’aime tout particulièrement, c’était un « kairos » à saisir et découlant du « réseau de facto » dont je parlais plus haut. Le RAN est né d’un ensemble de facteurs qui plaçaient tout simplement la barre « haut ». Vous en trouverez, je pense, la confirmation lorsque j’aborderai dans mon prochain article, les quatre chantiers qu’il a mis en place.
(à suivre)
en attendant…
- « Un Réseau Arts Numériques pour l’art en réseau » – article de Annick Rivoire pour « poptronics«
- « Lancement du RAN » – hôtel numérique seflword, chambre 10 (voir les vidéos au bas du texte de présentation)
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Focus de la veille « arts numériques et multimédias » http://www.arts-numeriques.info
nouvel onglet : « Veille Presse Archives »
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