à propos de moi
Comédien de formation (Conservatoire Royal de Liège - Jacques Delcuvellerie ; Université Libre de Bruxelles – Master en Arts du Spectacle), mon parcours se situe ces dernières années entre la performance et les arts visuels/numériques.
plus d’infos : http://www.jacques-urbanska.be
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à propos de ce blog
Ce blog et toutes les propositions qui y sont faites sont des tests qui m’aident à avancer sur mon projet « http://www.arts-numerique.info« . J’avais besoin de me confronter à une certaine réalité afin de trouver des solutions, tant au niveau théorique qu’au niveau solution logicielle. Il s’agit donc ici d’un lieu de réflexions appliquées, un work in progress en perpétuel changement. Ce qui en fait partie. Toutes les sources citées dans ce blog révèlent pour moi d’un intérêt certain. Les différentes remarques que je peux en faire dans mes articles, découlent de mon expérience personnelle des outils qu’elles proposent. Ces remarques peuvent parfois être « négatives », mais ce ne sont que des points de détails qui ne remettent nullement en cause pour moi le projet global que je cite. Je n’écris tout simplement pas sur des projets que je ne trouve pas intéressants, je tenais à le souligner.
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Ma base de données se compose actuellement de plus de 1500 entrées liées aux arts numériques. Elle est online depuis mars 2010. Elle propose des liens de base de données, de festivals, de lieux de production/représentation/résidences, de documentations théoriques, d’appels à projets, de subventions, bourses… mais aussi de magasins d’achat de matériel et/ou software, de tutoriaux, documentation technique, d’agents d’artistes… Ces entrées sont commentées et référencées par un système de mots clés interconnectés.
Cette base de données est née d’un projet artistique. Elle est le fruit d’une recherche et d’une analyse des projets se définissant ou se comportant comme bases de données liés aux arts numériques et se déclarant au service de cette « communauté » (près de 200 structures). C’est cette étude des volontés affichées et surtout des moyens mis en œuvre par ces projets qui sont à la base de ce blog. C’est le compte rendu de cette étude (une trentaine de pages) que je vais essayer de résumer et de clarifier ici.
Si ce blog existe, c’est que c’est le seul moyen que j’ai trouvé pour partager mes données et en faire profiter la collectivité le plus vite possible. Cela me permettra aussi d’éviter les problèmes que j’ai rencontré et pour lesquels je n’ai pas trouvé de solution. Ainsi, si j’ouvre tout simplement ma base de données (ou si je fais don de mes données à une structures déjà existante), je concurrence directement toutes les (autres) bases de données que je référence. Or, c’est justement un des principaux problèmes que rencontre ce type de projets. Je me heurte également aux questions de l’exhaustivité, de la redondance et des mises à jour. Avec ce blog, je peux apporter une « valeur ajoutée » aux données, offrir des outils de recherche et une visualisation qui me sont propres. Je peux rabaisser l’intérêt porté aux données elles-mêmes et mettre l’accent sur leurs présentations. Et avec le système de souscription par mail ou le groupe facebook, il n’est même pas obligatoire de venir sur le blog, je concurrence donc un minimum les bases de données déjà existantes, j’agis plutôt comme un coup de projecteur : et ça n’est pas le projecteur qui est important, mais ce qu’il éclaire et la manière particulière dont il le fait.
J’aimerais, à termes, que mes articles soient un tour d’horizon Web du sujet qu’ils abordent. Trouver un moyen simple de lier ce qui existe déjà, tout en distillant une réflexion sur les bases de données, leurs outils recherche et de visualisation. J’en profiterais également pour réduire mon champs d’investigation, me concentrer sur la francophonie et surtout la communauté française de Belgique afin de l’explorer plus en profondeur.
Un merci à François Zajéga qui m’a aider au début de ce projet, que ce soit au niveau des réflexions théoriques aussi bien que problèmes techniques.
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1. Tour d’horizon des bases de données rencontrées et de leurs fonctionnement
- La quasi totalité des base de données que j’ai rencontrées sont hébergées par diverses structures (festival, lieux de production, projets artistiques, portail internet…) qui se présentent sur le web dans diverses formules de portails/sites communautaires. (Pour plus de facilité, j’utiliserais par la suite l’abréviation DB (Database) pour parler de ces structures ou projets. Je précise que je n’ai analysé que peu de DB dont l’utilisation est payante).
- Elles sont soit les archives d’un projet (festivals, résidences, expositions…), soit un des services que le site propose. Elles font le plus souvent figure de bonus (très peu de site mette ce service au centre de leurs objectifs). Elles sont généralement présentées sous forme de listes type annuaires, les plus évolués permettent à la communauté de contribuer.
- Une petite catégorie de DB se présentent comme telles et n’offrent pas ou très peu d’autres services. Elles sont souvent plus spécialisées et mieux fournies. Revers de la médaille : il est plus difficile de les trouver, elles fonctionnent en réseau restreint, en sous-réseau donc, avec un petite communauté, peu d’ouverture aux autres (sous) réseaux.
- Les systèmes de recherche sont plus ou moins semblables : par mots clés que l’on introduit dans une barre de recherche, par catégories, tags, dates, localisation géographique… L’interconnexion de tous ces modes de recherches est rarement optimisée et l’on peut de ce fait difficilement faire une réelle recherche dite avancée.
- La visualisation des recherches est toujours basique, sous forme de liste. Lorsqu’il y a peu d’informations dans la liste des liens, on est obligé de visiter tous les sites, lorsqu’il y en a suffisamment (ou trop), cela brouille les résultats de la recherche et c’est redondant par rapport au lien final (qu’on serait tenter de ne plus visiter).
- Les principales listes de liens des sites communautaires sont presque toujours les mêmes.
- On peut retrouver par ordre d’importance : festivals, lieux de créations et de résidences, annuaire d’artistes ou de projets artistiques, structures gouvernementales subsidiantes, partenaires…
- Des liens proposant des tutoriaux, des workshops, des fournisseurs de matériels, des communautés d’entraides, des prestataires de services… ne sont présents que dans des listing de particuliers ou de petites structures et se retrouve très rarement dans des base de données de plus d’une centaine références.
- Les liens apparaissant dans les différentes DB d’un même pays, sont plus ou moins les mêmes, elles empiètent donc les unes sur les autres et offrent beaucoup plus de doublons que de liens personnels.
- Les principales Bases de données ne se référencent que très peu entre elles.
- Les annuaires d’artistes sont presque tous : soit des listings de participants à un projet (lorsqu’il s’agit d’un festival par exemple), soit se basent sur les adhérants aux réseaux et souvent par inscription des artistes eux-mêmes.
- La présentation de ces annuaires est souvent plus sommaire (que pour les structures par ex.) et les outils de recherches tout à fait rudimentaires.
- Des annuaires de projets existent aussi, ils se basent en général sur l’inscription du projet (par l’artiste) à l’annuaire.
- Les DB qui se concentrent exclusivement sur la présentation d’artistes/projets artistiques se confrontent directement à la problématique de l’exhaustivité. Si elles ne sont pas « thématique » ou ne restreigne pas leurs champs, on ne comprend souvent pas leurs logiques et on a très vite un sentiments de « trop ou trop peu ».
- La visualisation des recherches est toujours basique, sous forme de liste. Lorsqu’il y a peu d’informations dans la liste des liens, on est obligé de visiter tous les sites, lorsqu’il y en a suffisamment (ou trop), cela brouille les résultats de la recherche et c’est redondant par rapport au lien final (qu’on serait tenter de ne plus visiter).
- Les DB de newsletters et appels à participations :
- s’il existe quelques services qui se sont spécialisés, leurs propositions restent souvent cantonnées aux réseaux dans lesquels elles sont inscrites (ou desquels elles sont nées).
- Ainsi pour les newletters, aucun service ne propose de réels outils d’inscriptions avec choix multiples et paramétrables. Il s’agit simplement de regroupement de plusieurs newsletters (de structures d’un même réseau) en une seule.
- Quand aux appels à participations, la recherche parmi ces dernier service n’est souvent possible que par la barre de recherche style google. Les plus efficaces reprennent heureusement un agenda par date ou par deadline. Leur système est bien souvent celui des petites annonces online avec obligation de dépôt et sous réserve d’acceptation. Quelques très rares services proposent un envoi mail de chaque dead line des membres du réseau (très peu de membres) avec possibilité d’inscription à l’appel directement ou, plus intéressant encore : la possibilité d’inscrire son projet une seule fois, avec un seul formulaire qui est valable pour plusieurs appels.
- Enfin, la quasi majorité des sites que j’ai rencontrés (structures, projets, artistes…) utilisent très mal (ou pas du tout) les métadonnées. Une partie tombent donc dans le web invisible, ne pouvant êtres correctement référencés par les moteurs de recherche.
- Se rajoute à cela : pour ce qui est des structures et projets de structures (festivals, expo, workshops…), beaucoup de site ayant une communication peu claire et/ou pauvre sur des points essentiels comme : qui ils sont, leurs missions, leurs projets, leurs localisations…
- Pour ce qui est des sites personnels d’artistes ou projets d’artistes, des manques aussi aberrants que : aucune donnée sur l’artiste, aucune donnée technique du projet… Même les fiches préformatées de DB participatives souffrent parfois d’un manque de critères évident.
- Pour ce qui concerne les flux RSS, très peu d’initiatives de regroupement existent et je n’ai rencontré aucune DB qui proposait un service sérieux les concernant. Mais je dois bien avouer que je n’ai pas pousser mes investigations très loin dans ce domaine, je reste donc prudent.
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2. Premières réflexions
Un service (peut importe lequel) est censé répondre à des besoins. C’est pourquoi il est important de savoir qu’elle sera son utilisateur final. Son public cible. Trop souvent, en voyant un service de DB, je ne suis pas arrivé à répondre à cette question. Une des raison était qu’on s’était trompé d’utilisateur final lors de la conception, ou qu’on avait pas suffisamment réfléchit à la question.
En ce qui nous concerne, quel est le public cible, le plus petit dénominateur commun à tous les acteurs présents ?
Les artistes, les chercheurs (et projets/centres de recherches artistiques) étant la matière première du réseau, c’est pour et par eux que le ce dernier existe. Répondre donc à leurs besoins répondra à la plupart des besoins des autres acteurs (c’est en tous cas une bonne base pour commencer à réfléchir).
Quels sont leurs besoins ? Il cherchent des structures qui peuvent les aider à produire et/ou diffuser leur travail (subventions, centres d’arts, festivals, appel à projets, résidences, galleries d’art privées, collectionneurs…), de l’information théorique/technique ou des moyen d’enrichir leurs pratiques (tutoriaux, documentation, workshop, stages, informations sur les nouveaux produits/techniques/découvertes…), des informations qui répondent à leurs besoins en matériel (magasin de software/wardware, matières premières…), trouver des prestataires de services spécialisés et rentrer en contact avec d’autres artistes en vue de collaborations potentielles…
Quel service proposer ?
Le sujet est vaste, mais une petite recherche vous permettra de vous faire votre propre opinion (j’y reviendrai quant à moi dans mes articles au quotidien) : ces dernières années, les acteurs du web prennent conscience que leurs données ont beaucoup plus de valeurs si elles sont connectées à celles du voisin. C’est la transition entre des données structurée « à la base » et des données structurées « à la volée », le monde étant bien trop complexe pour être structuré à la base, malgré les efforts et le talent des experts en modélisation de base de données, c’est une tâche impossible (et quelque peu absurde d’un point de vue philosophique. Autre point important qui en découle : les outils de recherche et la visualisation des données. C’est par là qu’il faut aujourd’hui regarder.
Le Web change, c’est un changement en profondeur, il serait stupide de ne pas en tenir compte et de vouloir continuer à faire du neuf avec du vieux.
Oui mais alors quoi ? Je l’ai dit, je n’ai pas de solutions, mais j’ai quand même des pistes de réflexions.
Beaucoup de communautés proposant des DB sont nées, soit d’un réseau préexistant, soit avaient une volonté d’en créer un nouveau. Ces réseaux sont composés de structures, d’artistes, de projets et associations soutenus le plus souvent par des subventions publiques. Le but affiché de ces structures est toujours l’intérêt général du réseau des arts numériques par la mise à disposition d’informations. Et pourtant, étonnamment, dans leurs communications, un certain nombre d’entre elles sous-entendent, plus ou moins ouvertement, être « la » référence, « le premier », »la plus grande… » etc.
S’il y a un « premier » et qu’il affiche clairement ses ambitions de principal, on peut se demander que deviennent alors les autres structures ? Ces auto-proclamations tendent à les placer non pas comme des partenaires, mais comme des concurrents. Cela ne favorise pas l’ouverture, la collaboration, la diffusion et la circulation de l’information. Cela risque de crisper les réseaux déjà existants qui se demanderont s’ils ont encore les moyens de continuer à exister ou l’envie de devenir concurrent ?
Si nous nous en tenons aux bases de données, acquérir la 1ère DB de liens directs (la plus grosse, la plus visitée et autres superlatifs…) sans devoir refaire tout le travail déjà fait par de nombreuses structures préexistantes, peut engendrer la tentation d’intégrer les infos des autres dans sa propre base et de continuer à le faire… jusqu’à asphyxie de ces derniers par manque de visibilité (puisqu’on n’a plus besoin d’aller les consulter). Or, les autres, surtout les plus « petits », sont une source d’informations précieuses : ils reflètent souvent les particularités et les recherches d’entités spécifiques, spécialisées dans un domaine, leurs ressources sont souvent le fruit d’une expérience de terrain qu’il est difficile d’intégrer ou de copier.
Ma base de données possède actuellement un très grand nombre de références de liens directs, interconnectés par mots clés, permettant de faire une recherche dite avancée. Il faut bien se rendre compte qu’il nous suffirait de créer quelques robots d’indexation/aspirateurs de sites qui parcourraient les liens de cette base, comprenant les autres DB, pour disposer de leurs mises à jour automatiquement. Le travail se résumerait alors à l’interconnexion de ces nouveaux lieux et à la création d’outils de recherche optimalisés, ce qui représente déjà une somme de travail considérable. La haute valeur ajoutée que procurerait ce dernier pourrait même donner bonne conscience en ce qui concerne l’éthique de ce procédé. Mais, comme dit précédemment, ça n’est pas simplement une question d’éthique, c’est simplement un très mauvais calcul à long terme.
Comment faire alors pour proposer un nouveau service sans entrer en concurrence ? Comment se servir de ce qui existe déjà sans le faire disparaître, l’assimiler ou lui faire perdre sa spécificité et sa vivacité ? Nous partirons du postulat qu’il n’y a pas de marché, de réseau, de communauté à créer ou à concurrencer. Qu’il existe plutôt un tissu à enrichir, des liens à développer, des entreprises à soutenir et surtout des solutions à trouver pour tendre vers cet idéal.
(à suivre)






















